Chocolats Voisin

Hello les ptits choux,

Aujourd’hui je vous retrouve dans un article un peu différent, puisque je vais vous parler d’une chocolaterie très connue (surtout pour nous lyonnais) : Voisin.

Pour la petite histoire, il faut remonter en 1897 lorsque Léon VOISIN créé la première boutique de torréfaction de cacaos et cafés fins à LYON. Grâce à ses maîtres chocolatiers, Voisin transforme les fèves de cacaos en chocolat. Et depuis, une histoire d’amour est née entre Lyon et Voisin, devenant même l’inventeur, en 1960, d’une confiserie désormais connue dans le monde entier : Le Coussin de Lyon. Une petite gourmandise à base de ganache au chocolat enrobée de pâte d’amande au curaçao.
Mais ce n’est pas tout, en 2014, VOISIN a obtenu le label EPV (Entreprise du patrimoine vivant). Il s’agit d’un label qui récompense les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux d’excellence. Ce qui n’est pas rien lorsque l’on sait que VOISIN rayonne désormais hors de notre belle ville, à Paris mais aussi  à l’étranger, au Japon.
Grâce à ses Chocolats et son savoir-faire, VOISIN renforce le patrimoine gastronomique de notre belle ville, et a fêté en 2017 ses 120 ans.
J’ai eu l’honneur de participer à cette fête immense qui s’est déroulée Place Bellecour. Dégustation de chocolat, de cafés et j’en passe, mais surtout nous avons pu réaliser le plus grand logo humain pour l’occasion.
Voilà pour l’histoire de VOISIN, mais je suis sûr que vous vous demandez maintenant pourquoi je fais un article sur notre chocolatier lyonnais. Et bien c’est tout simplement car j’ai eu la chance de rencontrer les dirigeants actuels de VOISIN à savoir Romain BOUCAUD MAITRE et son cousin Franck BOUCAUD MAITRE, lors du salon du chocolat en novembre 2017.
Nous avons eu le plaisir d’échanger sur mon parcours tout nouveau dans la pâtisserie, sur le chocolat et j’ai même eu le plaisir de déguster leur toute nouvelle création : une truffe à la truffe noire. Une association de saveur étonnante, bluffante mais tellement bonne.
A la suite de cette rencontre, j’ai eu l’immense honneur de recevoir une invitation pour visiter les ateliers VOISIN en compagnie d’autres bloggeurs lyonnais. C’est donc sans aucune hésitation que j’ai accepté l’invitation.
Le RDV pris, je me rends donc en direction des ateliers qui sont en plein cœur de Lyon, dans le 9ème arrondissement.
Dès notre arrivée, nous sommes plongés en immersion uniquement grâce aux odeurs qui se dégagent des ateliers. Un mélange de saveurs qui me pousse à en savoir plus sur les secrets de fabrication des chocolats. Nous suivons donc romain, qui pour l’occasion est notre guide.
Notre aventure commence avec Frédéric, maitre chocolatier spécialiste du praliné.
Une fournée de praliné est déjà en route, et malgré le brouaha dans cet atelier, Frédéric réussit à nous raconter son amour pour le praliné, ainsi que tous ces petits secrets de fabrication. Car s’il y a bien quelque chose que je retiendrais de cet homme, c’est son amour pour le métier qu’il exerce et qu’il s’évertue à transmettre car « c’est avec la transmission que l’on peut faire perdurer la qualité d’un produit ». C’est d’ailleurs au cours d’une conversation que Frédéric m’a fait prendre conscience de ma légitimité en tant que pâtissier. Selon lui, et avouons-le, il n’a pas tout à fait tort, « un passionné est un professionnel ». Et lorsque l’on y pense, c’est bien vrai
Mais revenons à notre visite. Je découvre dans ces ateliers des machines qui feraient pâlir les collectionneurs. Des machines qui date de l’ouverture de voisin, ont été remis en état de fonctionnement dont Frédéric se sert pour sortir la meilleure qualité de praliné, mais aussi de pâte de cacao.  Car oui, VOISIN ne travaille pas à partir de pâte de cacao déjà prête…. Ils commencent à travailler directement à partir des fèves de cacao.
L’aventure des fèves de cacao démarre dans l’atelier de torréfaction. Cet atelier, est une caverne d’Ali baba pour tous les grands fanatiques de café. Et nous devons traverser un espace ou sont entreposés les sacs en toile de jute qui contiennent les grands crus de café que commercialisent VOISIN.
J’apprends alors que la saveur d’un café provient principalement de sa torréfaction, car la saveur d’un grand cru se développe lors de cette étape cruciale, qui ne s’apprend que dans les ateliers ou le savoir-faire est préservé et privilégié.
Nous continuons donc notre visite en nous rendant à l’étage. C’est donc au premier niveau des ateliers que nous découvrons le processus de fabrication des petits chocolats qui remplissent les boutiques. Lors de notre visite il s’agit des palets d’or. Nous découvrons donc le travail des hommes, des femmes en osmose avec les machines pour sortir un produit fini qui soit parfait.
De la ganache versée dans la machine à la fermeture des boites de transport pour livraison des boutiques, nous suivons les étapes de la fabrication du palet d’or, qui pour deux d’entre eux ont fini dans mon estomac…
La visite continue avec la création d’une autre spécialité de la région : la praline rose. Une personne veille au grain pour réaliser LA meilleure praline qui soit, car la praline est réalisée un petit peu comme un praliné à la seule différence que la praline doit être sans cesse remuée minutieusement pour ne pas qu’elles s’accrochent entre elle. Le but est que le sirop préalablement réalisé est maintenu au chaud pendant la fabrication, enrobe entièrement et uniformément l’amande. Deux mots d’ordre pour la réalisation des pralines : passion et patiente.
Nous terminons notre visite avec la fabrication des ganaches, ou les ingrédients choisit sont d’une qualité exceptionnelle pour réaliser un produit d’excellence. Nous assistons à la fabrication d’une ganache poire relevé grâce au poivre de sichuan, un pur délice et pourtant je ne suis pas fan de la poire.
Et cette visite se termine avec un maitre chocolatier, qui est à l’image de l’ensemble de ces ateliers : chaleureux et amoureux de son métier. C’est donc ce que je retiendrais de cette visite.
Un atelier où l’on ressent le bonheur des employés à occuper leur poste, et cela à n’importe quel poste. Des employés chaleureux qui aiment tellement leur métier que nous pourrions en parler des heures. Et c’est en cela que je me dis que Frédéric à raison : « un passionné est un professionnel », car un professionnel qui aime son métier peu comme le passionné, en parler pendant des heures.
Et pour ce moment d’exception, je tiens à remercier toute l’équipe de VOISIN, car désormais dès que je dégusterai l’un de vos chocolats je repenserai à vous, car c’est grâce à vous que je prends du plaisir à chaques bouchées…
Et si dans votre ville, vous n’avez pas de boutique, pas de panique vous pouvez commander sur internet 
http://www.chocolats-voisin.fr/
A très vite les ptits choux pour de nouvelles aventures

Je profite de ce poste pour vous donner les adresses où vous pouvez déguster leur fabuleux chocolat